Arts et littérature

Concours de nouvelles littéraires

FANTAISIE
CONCOURS
ARTS ET LETTRES

Clins d’œil de découvreurs
FACE AUX TETES
D’AVAL ET D’AMONT

Nous invitons, une nouvelle fois, tous ceux qui aiment notre vallée, qui parcourent ses sentiers, à participer au concours « arts et lettres » de 2022.
Touristes, écoliers, collégiens, lycéens, adultes à vos plumes et crayons.

AU PREALABLE, LIRE LES CONFIDENCES faites par Auguste Chrysostome à Whymper Edward. (texte présenté à la fin de ce document)
Activités proposées : textes + création artistique
Soyez LE DECOUVREUR de nouvelles galeries, de nouvelles salles du monde souterrain évoqué. Vous pouvez convoquer l’histoire, la mythologie, les contes, la poésie, le diabolique, le secret, les pythies, le sulfureux, le drame, le comique…

Les participants doivent impérativement associer à leur texte une création artistique figurant leur découverte.
SUPPORT : cartons, papiers dessin (grammages divers)
FORMAT : 240X320 mm
MOYENS GRAPHIQUES : crayon, fusain, sanguine, encre, aquarelle, feutre, plume, grattage, peintures diverses, papiers collés, etc…

REGLEMENT

R1 : Le concours est ouvert à tous. Aucun frais

R2 : Les textes et les créations artistiques devront parvenir avant le 15/06/2022 à la Mairie des Vigneaux- 474 route de l’École -« Le Village 05120 Les Vigneaux.

R3 : Trois catégories de texte et de créations artistiques
– Catégorie ENFANTS : Les élèves des écoles primaires
– Catégorie JEUNES : Les élèves des collèges
– Catégorie ADULTES ET LYCÉENS

R4 : CONSIGNES A RESPECTER
Un texte et une création artistique par participant
– Catégorie ENFANTS : Le texte comportera de 1 à 8 pages. Il peut être manuscrit (feuille format A4)
– Catégorie JEUNES : Présentation de 2 à 3 pages. Le texte peut être manuscrit ( feuille format A4) ou dactylographié (caractère : time new roman- corps 12-interlignede 1,5)
– Catégorie ADULTES ET LYCÉENS : Présentation de 2 à 4 pages. Suite : idem catégorie JEUNES

R5 : Un texte en langue française par concurrent
Une création artistique par concurrent : format 240X320 mm
Tout participant joindra, à ses réalisations, sur une feuille isolée A4, une fiche d’inscription comportant : Non, Prénom, date de naissance, adresse, code postal, N° de téléphone, courriel, catégorie, titre du récit et de sa création artistique.
L’organisateur y ajoutera un numéro de code et précisera la catégorie de participation.
Texte et réalisation artistique auront le même numéro.

R6 : Sélection : les 3 meilleurs récits et créations artistiques par catégorie.

Résultats : Sur le site de la commune des Vigneaux et par affichage à la mairie des Vigneaux.
Proclamation des résultats le 04/07/2022.
La date de la remise des récompenses sera communiquée ultérieurement.
Grâce à vous que le COURANT D’AIR FRAIS remontant des profondeurs nous inonde d’originalité, de fantaisie… SOYEZ AUDACIEUX.

RÉCOMPENSES : Des informations vous seront communiquées ultérieurement

TEXTE D’INTRODUCTION

AUGUSTE-CHRYSOSTOME, découvreur d’un énigmatique monde souterrain se confie à WHYMPER EDWARD.

Edward revenait d’un parcours nocturne sur l’espace des Charvia où il avait essayé, en vain, de retrouver l’emplacement d’un ancien moulin à vent que l’on évoque parfois, à la veillée, en rappelant que la ritournelle de ses ailes berçait les nuits des habitants de Rif-Cros.
Auguste-Chrysostome, lui, partait pour tenter de localiser un filon de plomb argentifère que le berger de la Pousterle pensait avoir repéré au Champ des Ans.
Ils se sont rencontrés au Rocher des Gaulois et c’est, adossé à ce bloc qu’Auguste-Chrysostome, jeune retraité, a livré au maître du Pertuis-Rostan, avec quelques réticences, un étrange récit.
« Depuis bien longtemps, j’avais remarqué que les brisées des chasseurs s’orientaient, très souvent, au-delà du Pont de la Bâtie, sur la rive droite de la Gyronde, vers l’espace forestier dénommé le Bosquet. Plus haut, les seuls repaires possibles sont les traces que le gibier laisse au sol dans la glaise ou sur les plaques de mousse. C’est là que l’on se perd. La plupart du temps, il faut avancer à l’instinct, tendre l’oreille, souvent en pure perte.
J’ai bien des fois connu ces moments d’hésitation qui conduisent à poser le sac tyrolien, à chercher de nouveaux indices ou à faire appel à son intuition.
L’an dernier, hors période de chasse, dans ce même bois, j’ai pu observer les va-et-vient de quelques chauves-souris vers la casse voisine. Je me suis approché des blocs rocheux. Ils sont énormes, hauts comme des cathédrales. Après en avoir franchi quelques-uns, j’ai été attiré par un passage étroit dont la partie haute paraissait, de toute évidence, avoir supporté le passage d’animaux. Je me suis faufilé entre des troncs d’arbres secs, accumulés là, presque ordonnés par une obstruction. Il me fallut interrompre ma progression, renvoyer à plus tard le franchissement de cette défense d’apparence naturelle. Tout l’espace se développant en amont rappelait les accumulations de séracs que l’on affronte pour gagner certains sommets du Massif des Ecrins.
Muni de quelques outils simples, je revins pour dégager ce barrage de bois aménagé comme un « embâcle » naturel. Il me fallut toute une matinée pour y parvenir. Je me suis alors glissé à l’intérieur muni d’une lampe frontale. Mes premiers pas provoquèrent l’envol de quelques oiseaux et l’éloignement d’un renard repéré à l’éclat de ses yeux. Affolés par le faisceau lumineux, quelques autres animaux gagnèrent des cavités voisines. A mesure que j’avançais, les volumes de cet espace souterrain devenaient plus grands, plus hauts, plus profonds. De l’eau suintait des parois, des gouttes scintillaient à la pointe de minuscules stalactites. Au plafond d’une cavité où un rai de lumière parvenait de l’extérieur s’agitaient des grappes de chauves-souris. Soudain, quelle ne fut pas ma surprise de voir sur une paroi travaillée par la main de l’homme, la liste gravée de tous les maires de la commune des Vigneaux depuis sa création administrative.
Stimulé par cette découverte, je poursuivis ma progression ressemblant parfois à de l’escalade souterraine. En avançant se multiplient les dispersions furtives de petits animaux difficilement identifiables.
Ô surprise ! Voici une nouvelle salle recevant elle aussi quelques rayons d’une lumière rasante. J’ai l’impression de me trouver dans le capharnaüm d’une sépulture pharaonique. Là, sous un large auvent sont amassées pêle-mêle des dizaines d’objet du quotidien villageois des siècles passés. Une véritable salle d’écomusée !
Un couple de paysans, représentés assis sur des plots de bois, semble donner vie à l’ensemble des instruments aratoires déposés sur la pierre de cette balme souterraine. Ce qui est inattendu, c’est la présence de dessins monochromes, au pochoir, réalisés dans les coloris des schistes qui se révèlent en bordure de la route des Traverses. Certains représentent des pioches pour la vigne, des grappes de raisin, un pressoir, des socs d’araires, des chamois et des ours stylisés…
Aujourd’hui, la chance me sourit car au détour du plus gros des blocs rocheux que j’ai eu à contourner depuis l’entrée dans ce monde souterrain, voici un bel animal naturalisé. Ma lampe enflamme ses yeux. Il a l’air d’avoir été placé là, la veille ! Quel bel animal ! Il ressemble étrangement au bouquetin que bien des habitants du village ont pu observer pendant des mois, sur les premiers contreforts du Montbrison où il s’était établi.
Tout mon être est gagné par l’émotion. Je ne peux comprendre qu’en ce lieu, sous cette masse rocheuse multimillénaire, se côtoient le passé récent et le passé lointain de mon village. Il y a là un mystère qui m’effraie, me paralyse d’autant plus qu’un puissant courant d’air frais monte des profondeurs.
Aujourd’hui, je n’ai pas le courage d’aller plus loin. Seule ma pensée s’enfonce vers les galeries des mines de l’Argentière et de la vallée du Fournel.
« Merci Auguste-Chrysostome, ton récit compte parmi les plus surprenants et émouvants que j’ai entendu au cours de mes promenades nocturnes dans cette vallée. Tu viens de me donner pour longtemps matière à émerveillement. Je te quitte sur le champ car il faut que je regagne impérativement le Pertuis Rostan avant le lever du jour. A la revoyure.

Archives de nouvelles